Coefficient lambda, R, K, on ne va pas vous faire un cours de physique mais vous donner quelques infos à apprendre par cœur pour comparer les produits entre eux ! Pour les explications scientifiques, on vous renvoie à la bibliographie.
* Coefficient lambda : s’écrit "lambda". Il mesure la conductivité thermique du matériau : la facilité qu’un isolant a de conduire la chaleur (il est alors mauvais) ou de ne pas la conduire (donc là il isole bien). C’est un des paramètres les plus importants de votre choix dans l’isolant. Et vous voulez donc avoir un lambda le plus bas possible.
La norme française NF P-75-303 précise que pour prétendre au titre d’isolant, un matériau doit disposer d’un lambda inférieur à 0,65 Watts/m/C°. Le Guide de l’habitat écologique ajoute que, selon lui, c’est bien insuffisant et qu’il faut prendre des matériaux avec un lambda inférieur à 0,15.
Dans les faits, tous les isolants vendus dans le commerce sont bien en dessous des 0,15, et évoluent dans une fourchette entre 0,035 (pour les meilleurs) et 0,050 (pour les moins bons).
* La résistance thermique : s’écrit aussi coefficient R. C’est l’autre chiffre important à retenir quand on a à choisir entre différents isolants. R donne la résistance thermique du matériau. Plus R est grand, plus le matériau est isolant. Logiquement, R grandit aussi avec l’épaisseur de l’isolant : les couches s’additionnent, et R aussi.
En général, R évolue entre 0,07 et 3,10 : un R de 0,07 est vraiment faible et pas terrible (exemple : un mur en béton aggloméré creux de 5cm d’épaisseur), à l’inverse un R de 5 est très bien (exemple : un panneau en laine de verre de 200 mm d’épaisseur). Au maximum, R atteint 6 ou 7, car au-dela l'epaisseur de l'isolation fait perdre tout interet à la course au coefficient.
Avec ces deux données-là, on peut choisir entre tous les produits. Il existe d’autres coefficients, mais on vous les épargne car de toute façon, le vendeur du rayon bricolage ne les connaîtra sans doute pas non plus…